Pourquoi l’argent est une valeur refuge?

Une demande soutenue qui ne se dément pas. L’argent continue d’être extrêmement apprécié par les investisseurs. Ces derniers le considèrent comme l’un des meilleurs instruments de protection patrimoniale en temps de crise. Cela en raison de certaines de ses caractéristiques qui le rendent à la fois fiable et facile à échanger. Mais surtout, à l’instar de l’or, l’argent a une valeur intrinsèque, ce qui le protège des turbulences économiques. Il s’en distingue toutefois à cause de son prix relativement plus accessible. Bénéficiant d’une demande forte et permanente tout en étant bon marché, l’argent est un excellent placement, aussi bien pour les gens fortunés que pour ceux qui le sont moins.

Hausse de la demande, raréfaction de l’offre

Demande en hausse constante, donc, mais aussi raréfaction de l’offre : cette équation gagnante définira les cours de l’argent dans le futur. Il est à noter que c’est l’industrie de la haute technologie qui soutient en grande partie cette situation favorable à la demande. En raison de ses propriétés physico-chimiques, l’argent est utilisé, en effet, entre autres dans l’industrie électronique, automobile, médicale, et la téléphonie. Ainsi que dans le domaine de la nanotechnologie. Ces secteurs de l’économie, qui ne sont pas prêts d’abandonner l’argent métal, sont par ailleurs appelés à connaitre une croissance de plus en plus forte dans l’avenir. La concurrence pour les matières premières qui devrait en résulter bénéficiera alors à l’argent. En raison de cela, investir dans ce métal précieux est synonyme de gain assuré. Mais qu’en est-il de l’offre? Il est clair que la majorité des experts s’accorde à dire que l’argent est en voie de raréfaction et que sa disponibilité physique est de moins en moins assurée à l’heure actuelle. Ainsi, si la demande continue d’exploser dans un avenir proche, il n’y aura plus de stock de ce métal précieux d’ici 15 ou 20 ans selon le rythme des extractions. Les réserves naturelles sont donc en voie d’épuisement. En témoigne les difficultés subies par l’industrie minière, qui investit de moins en moins dans les mines d’argent à cause d’une exploitation devenue invasive, couteuse et difficile. Cette tendance, peu écologique par ailleurs, est appelée à croitre dans l’avenir. Investir dans l’argent, aujourd’hui, c’est donc s’assurer d’un gain élevé dans le futur : ce qui est rare devient cher. En outre, en prenant compte de l’extrême difficulté à recycler un matériau comme l’argent, la fixation des cours ne peut qu’atteindre des sommets.

Sécurité politique élevée

Dans une situation économique marquée par l’inflation, notamment dans les pays développés, l’argent protège efficacement l’épargne. Tandis que dans les situations les plus extrêmes (ce qui ne manquera pas d’arriver dans l’avenir compte tenu de la rivalité entre les puissances),-guerres, faillites, défauts de paiement, etc.- il offre une sécurité politique élevée. En effet, s’il n’est pas difficile de confisquer d’autres types de biens, il est en revanche extrêmement complexe de le faire pour l’argent, car, des millions de personnes en possèdent. L’argent représente la monnaie du peuple et garantit sa réelle survie en cas de crises, même dans un contexte de chaos. Par ailleurs, en raison de son cours actuel relativement bas, l’argent parait plus intéressant dans une perspective de rentabilité à moyen et court terme. Plus volatiles que l’or, il permet de réaliser facilement des plus values. Ces dernières peuvent atteindre un montant élevé pour les investisseurs les plus perspicaces qui savent saisir les opportunités, qui seront de plus en plus nombreuses dans les mois et les années à venir. Quoi qu’il en soit, c’est moins par sa rémunération que par la protection élevée qu’il offre qui rend l’argent attrayant, notamment face aux problèmes engendrés par les dettes souveraines dans les économies développés. Les dettes, en effet, continuent d’augmenter, et ont une incidence négative sur la valeur de l’épargne. Certains spécialistes estiment qu’elles ont atteint entre 245% et 300% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial. Dans certains pays, on assiste ainsi à une spirale négative des taux d’intérêts qui aboutit à une véritable spoliation. Les assurances-vie, les livrets auxquels ont souscrit la plupart des familles de classe moyenne en Occident ont ainsi perdu de leur valeur. Les dettes souveraines posent aussi problème pour la rentabilité des actions boursières qui voient leurs cours fortement chuter lors des périodes de crise. En revanche, ces dettes n’ont pas réussi à faire baisser le cours de l’or et de l’argent. Le bimétallisme, comme tout au long de l’Histoire, a servi de parapluie de protection aux citoyens les plus fragiles.